Mademoiselle L'Héritier

Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon était la nièce de Charles Perrault et l’amie de Madeleine de Scudéry, Marie-Catherine d'Aulnoy et d’Henriette-Julie de Murat. Elle a appartenu au mouvement des Précieuses. Elle a rédigé beaucoup de contes de fées, dont Les Enchantements de l'Éloquence (16961), un an avant Les Fées (1697) de Charles Perrault, une autre version du même conte. Charles Perrault était son "oncle", ou plutôt cousin au 3e degré, et ils échangeaient sur leurs travaux de création.Madeleine de Scudéry, qui a été sa tutrice, lui a légué son salon en 1701. L’Héritier qui, comme cette dernière, ne s’était jamais mariée, vivait des revenus de ses travaux littéraires et des libéralités de la duchesse de Longueville (dont elle a rédigé la biographie) et de la duchesse d’Épernon (à qui elle a dédié son conte Les Enchantements de l’éloquence, dans les Œuvres meslées, son premier ouvrage datant de 1695).Vers la fin de la vie, L’Héritier a également travaillé comme traductrice des Épîtres héroïques d’Ovide en 1728. Cette traduction impressionna tant l’Académie française que L’Héritier fut immortalisée dans le Parnasse littéraire sous le nom de « Muse Télésille » et qu’elle reçut une pension d’état. À sa mort, le Journal des Savants lui consacra une nécrologie de six pages, distinction habituellement réservée seulement aux intellectuels de grand renom.Elle fut reçue à l’Académie des Jeux floraux de Toulouse en 1696 et à l’Académie des Ricovrati de Padoue en 1697.

 

Wikipédia