PRESENTATION

Christine Rousseau

Ph.D.

Doctorat, Langues, Littératures et Sciences humaines

 

Qualifiée au titre de Maître de Conférences, section CNU 9

 

Thèse: « Les Enchantements de l’éloquence : contes de fées et stratégies hyperboliques au XVIIe siècle »

Soutenue le 19 octobre 2013

Mention: Très honorable avec les félicitations du jury

 

Depuis mes premiers travaux de recherche universitaire, je me suis spécialisée dans l’étude stylistique du vaste corpus fictionnel des contes de fées littéraires parus à la fin du XVIIe siècle. Après avoir étudié l’importance du phénomène de la répétition en tant que modèle structurel générique (des figures de rhétorique jusqu’aux personnages et structures narratives) dans un mémoire de Maîtrise de Lettres Modernes, j’ai orienté mes analyses sur la variété et la mise en scène de l’écriture mondaine des contes dans un DEA de Lettres Modernes.

Prolongeant et systématisant ces premières observations critiques, ma thèse de doctorat propose une définition de l’esthétique des contes de fées des années 1690-1709 à travers le prisme de l’hyperbole. A un niveau micro-structural, le lexique spécifique du conte, marqué par des procédés d’emphase, d’amplification et l’utilisation de figures de rhétorique topiques, s’auto-engendre dans un débordement qui souligne la volonté de jouer avec les cadres. A un niveau macro-structural intermédiaire, la multiplication et l’enchevêtrement des discours qui se superposent et se répondent dans une polyphonie organisée par un conteur-narrateur omnipotent et omniprésent affichent le pouvoir du verbe qui (pré)dispose les destins. La pluralisation et la sérialité de la composition extensive des macrostructures actancielles et poétiques exhibent des schémas fondés sur le caprice et le plaisir du dire et du redire. Enfin, l’imaginaire hyperbolique galant construit et apprête, dans un cadre ostentatoire et théâtralisé, la figure centrale du héros qui est entouré de cortèges admiratifs et de concurrents subversifs.

RECHERCHE

 

Les Enchantements de l’éloquence : contes de fées et stratégies hyperboliques au XVIIe siècle, Thèse de doctorat, sous la direction de Christine Noille-Clauzade, Université Stendhal-Grenoble 3, soutenue le 19 octobre 2013. Mention Très honorable avec les Félicitations du jury.

 

 

 

La rhétorique mondaine des contes de fées littéraires du XVIIe siècle, DEA de Lettres Modernes (grade de Master), sous la direction de Christine Noille-Clauzade, Université de Nantes, novembre 2002.

 

 

 

L’art de la répétition dans les Contes de Perrault et trois contes de Mme d’Aulnoy : Le Rameau d’or, L’Oranger et l’abeille, Le Mouton, Mémoire de Maîtrise, sous la direction de Christine Noille-Clauzade, Université de Nantes, juin 1999, publié aux Nouvelles Littératures Editions, juillet 2002.

 

ARTICLES PUBLIES DANS DES REVUES SOUMISES A COMITE DE SELECTION

 

« Les topoï de l’imaginaire galant dans les contes de fées du XVIIe siècle », Université de Piteşti (Roumanie), Studii si cercetari filologice. Seria limbi romanice, n° 14, vol. 1, novembre 2013.

 

 

 

« Filiations et affiliations dans les contes de fées, un lourd héritage… », Massey University (Nouvelle Zélande), New Zealand Journal of French studies, volume 34, n°2, décembre 2013.

 

 

 

« Les relais du discours. Le personnage-narrateur dans les contes de fées du XVIIe siècle », Résolang, Les Revues de l’Université d’Oran (RUO), n°8, 1er semestre 2012.

 

 

 

« Le superlatif décodé », Têtes Chercheuses, n°12, Hiver 2009-2010.

 

 

 

« Trop, c’est trop ! », Têtes Chercheuses, n°12, Hiver 2009-2010.

 

 

 

COMMUNICATIONS PUBLIEES APRES SELECTION

 

« Tout est bien qui ne finit pas (toujours) bien… Violences et déceptions dans les contes de Madame de Murat », conférence à l’Université de Nantes, séminaire Master 1 : Littérature du XVIIe siècle, 3 avril 2014, Loxias, septembre 2014.

 

 

« Hommes et animaux dans les contes de fées classiques », colloque Life, NASSCFL, Vanderbilt University, Nashville (USA), 25-26 mai 2012, à paraître dans Cahiers du dix-septième.

 

 

 

« La parole-fée. Avoir voix au chapitre ou rester dans l’ombre », Le silence et le verbe, Dalhousie University, Halifax (Canada), 29-30 avril 2011, à paraître dans Initiales.

 

 

 

« Le portrait dans les contes de Perrault », conférence pour le programme de littérature du Baccalauréat général littéraire, lycée Beaugency, novembre 2006, parue dans Traverse, n°6, septembre 2007.

 

COMMUNICATIONS PUBLIEES DANS LES ACTES DE COLLOQUES

 

« Le système superlatif dans les contes de fées du XVIIe siècle », L’hyperbole rhétorique, Université de Berne (Suisse), 5-6 septembre 2013, actes du colloque à paraître dans Tranel en 2015.

 

 

 

« Le pouvoir des mots dans les contes de fées du XVIIe siècle », Pouvoir des mots-Mots du pouvoir, Université de Pécs (Hongrie), 21-23 mars 2013, actes du colloque à paraître fin 2014.

 

 

 

« Le cheminement dans les contes de fées : l’éternel retour ? », Chemin, cheminement, Institut Catholique de Toulouse, Toulouse, 29-31 mars 2012, paru dans Inter-Lignes, Chemin, cheminement, n° spécial, janvier 2013.

 

 

 

« Boire et manger dans les contes de fées du XVIIe siècle : Ma mère l’oye chez la Princesse de Montpensier », Boire et manger, journées d’études doctorales, Université de Chambéry, 5-6 avril 2011, actes du colloque à paraître.

 

 

 

« Monstre et monstruosité dans les contes de Perrault », La littérature et ses monstres. Approches littéraires et artistiques, journées d’études doctorales, 10-11 février 2006, Université de Nantes, paru dans La littérature et ses monstres, collection « Horizons Comparatistes », Université de Nantes, éditions Cécile Defaut, juillet 2006, p.207-224.

 

COMMUNICATIONS NON PUBLIEES

 

« Tout est bien qui ne finit pas (toujours) bien… Violences et déceptions dans les contes de Madame de Murat », conférence à l’Université de Nantes, séminaire Master 1 : Littérature du XVIIe siècle, 3 avril 2014.

 

 

 

« Le discours en représentation : les voix du narrateur et la mise en scène du contage dans les contes de fées mondains de la fin du XVIIe siècle », Faire danser la langue, le langage en jeu, SESDEF, Toronto University (Canada), 5-6 mai 2011.

 

 

 

« La préciosité dans les contes de fées du XVIIe siècle », présentation aux journées des doctorants de Lettres Modernes de l’Université de Nantes, février 2006.